motocollants du forum en vente
Ce forum est pour vous motards de France et d'ailleurs, passionnés de Trails, toutes marques réunies. Vous trouverez ici des compagnons de route, des informations, des idées de balades, des récits de voyageurs...alors n'attendez pas, inscrivez vous :)




Derniers sujets
» Proposition Virée d'un weekend sur le TET entre Carcassonne et Mas D'Azil/St Gaudens
Le nirvana à portée de main Emptypar d300 Aujourd'hui à 20:13

» 690 2020 de erey
Le nirvana à portée de main Emptypar erey Aujourd'hui à 19:53

» raison ? ah bon?
Le nirvana à portée de main Emptypar ex-xt Aujourd'hui à 19:32

» Un jeune en 600 gsxf
Le nirvana à portée de main Emptypar sylv1 Aujourd'hui à 18:43

» Présentation! Nouvelle KLE500
Le nirvana à portée de main Emptypar sylv1 Aujourd'hui à 18:40

» compresseur ou pompe manuelle ?
Le nirvana à portée de main Emptypar chelmi_ouest_coast Aujourd'hui à 18:12

» Choix 1er trail
Le nirvana à portée de main Emptypar xantios Aujourd'hui à 16:49

» Présentation
Le nirvana à portée de main Emptypar Mirsad Aujourd'hui à 16:09

» Un audois en ténéré 1200
Le nirvana à portée de main Emptypar jobric Aujourd'hui à 16:06

» Salut a tous/toutes
Le nirvana à portée de main Emptypar jobric Aujourd'hui à 16:03

» Présentation Flo
Le nirvana à portée de main Emptypar jobric Aujourd'hui à 16:01

» Présentation
Le nirvana à portée de main Emptypar jobric Aujourd'hui à 16:00

» Cours de réglage de suspension
Le nirvana à portée de main Emptypar chelmi_ouest_coast Aujourd'hui à 15:13

» Tablette sur T7
Le nirvana à portée de main Emptypar volpone Aujourd'hui à 13:05

» presentation
Le nirvana à portée de main Emptypar wilhd Aujourd'hui à 11:51

» Rando sud ouest
Le nirvana à portée de main Emptypar Ratatadesbois Aujourd'hui à 11:41

» Polyvalence route/TT: et toi, c'est quoi ton ratio?
Le nirvana à portée de main Emptypar chelmi_ouest_coast Aujourd'hui à 10:55

» Batterie Lithium
Le nirvana à portée de main Emptypar chelmi_ouest_coast Aujourd'hui à 10:33

» Ma nouvelle ancienne : Beta Alp 4.0
Le nirvana à portée de main Emptypar Beta 40 Aujourd'hui à 10:15

» Ténéré 700 - AJP PR7 - 600 TTRE
Le nirvana à portée de main Emptypar Sprayz Aujourd'hui à 9:10

Facebook Terre-Bitume
LIENS
Mots-clés
karellis rando stella 1200 pneus TRANSALP strom YAMAHA maroc corse moto hellas Himalayan 1090 tripy Twin mitas Barjos rally ttre africa casque trail husqvarna TENERE dominator
Contact Admin
Partagez | 
 

 Le nirvana à portée de main

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Christian7

Membre Actif
Membre Actif
Christian7

MOTOS : Honda CB 500 X 2019
Messages : 49
Date d'inscription : 13/04/2018
Age : 61
Ville ou région : PAU

Le nirvana à portée de main Empty
MessageSujet: Le nirvana à portée de main   Le nirvana à portée de main EmptyJeu 11 Juin - 19:23

Mercredi 10 juin. 11 heures.

 

Je viens d'essayer la Triumph Tiger 900 Rallye Pro et j'ai été sous le charme de cette très séduisante moto anglaise.

J'ai un peu de temps avant de rentrer à Pau et j'envisage d'aller chez le concessionnaire Suzuki de Bayonne pour voir la nouvelle V-Strom 1050. Manque de chance, je me perds dans les rues de la ville jusqu'à ce qu'un panneau indiquant "Hasparren par la route des cimes" finisse par me faire de l'œil. J'y vois là comme un signe, c'est la route qui m'appelle. Je n'ai pas ma carte routière sur moi et je décide de me laisser guider par mon instinct.

La route s'élève, le revêtement est superbe. Je me sens bien. Après Hasparren, je me dirige vers Saint Jean Pied de Port. Est-ce mon état d'esprit d'aujourd'hui ou un léger vent favorable, je trouve que le bicylindre pédale bien.

Il y a soudain comme une évidence sur le parcours que j'emprunte. Les rares véhicules rattrapés ne me gênent pas longtemps, je les dépasse d'un coup de gaz. Progressivement, ma conduite devient pilotage. J'ai ce sentiment merveilleux que tout coule de source.

Mes trajectoires sont d'une précision totale, je joue avec la boîte de vitesses avec la rapidité et la précision d'une boîte DCT de dernière génération. Je réagis au quart de tour au moindre événement extérieur (gravillons, virage qui se referme, cassure dans le revêtement).

Le nirvana à portée de main 10010



 

Ma moto répond au doigt et à l'œil, c'est habituel chez elle mais, aujourd'hui, il y a ce petit quelque chose en plus qui s'appelle le pilote aux commandes. Je sens bien que je domine entièrement le sujet.

Une douce extase m'envahit d'autant que je sens que je ne mets pas en danger. Non, je maîtrise la situation. La montée du col d'Iraty est une véritable jouissance, la descente l'est tout autant. Les pneus me donnent l'impression d'avoir chaussé les gommes tendres; pas un décrochage, ni même une glissade mal contrôlée. Ils semblent me dire que je peux compter sur eux.

Le nirvana à portée de main 10110

Il y a ensuite la montée sur le col de la Pierre Saint Martin par Sainte Engrâce. Il y a quelques semaines, c'est dans l'autre sens avec Yann que je faisais le parcours. Je suis sur mon petit nuage. J'aperçois dans un virage deux motards arrêtés sur le bord de la route en train de grignoter, je leur fais un petit signe de la main mais je ne m'arrête pas, ce que je suis en train de vivre est trop intense.

Longue descente sur Arette  avec la moto qui virevolte avec légéreté dans les enfilades de virages. Là, je tourne à droite et me retrouve sur une route étroite et sinueuse plus piégeuse mais je suis toujours en état de grâce. Pas question de s'arrêter, sauf pour quelques photos. La nature est belle.

Le nirvana à portée de main 10210

Le nirvana à portée de main 10310

Le nirvana à portée de main 10410

Le nirvana à portée de main 10510

Le nirvana à portée de main 10610

Le nirvana à portée de main 10710

Le nirvana à portée de main 10810

 

Au tour du col de Marie Blanque. La fatigue a décidé de ne pas intervenir et je poursuis sur ma lancée. Mon moteur manifeste sa joie avec son sympathique vrombissement. Mes freinages sont ajustés juste comme il faut, appuyés mais pas violents et laissant suffisamment de vitesse dans le virage. A aucun moment, je me dis "j'aurais pu mieux faire". Tout me parait facile, évident.


Le nirvana à portée de main 10910

15H30, j'arrête la moto devant le garage familial. J'enlève le casque, les bouchons d'oreilles. J'ai la tête rempli du bonheur de ces heures à tutoyer le nirvana sur ma moto. 

Que la journée fut belle!
Revenir en haut Aller en bas
https://www.motards-en-voyage.com
willix

Membre Actif
Membre Actif
willix

MOTOS : DR 650 SE & DR-Z 400 S
Pneu AV/AR : Mutant & Tracker
Messages : 71
Date d'inscription : 02/06/2020
Age : 52
Ville ou région : Clermont-Ferrand

Le nirvana à portée de main Empty
MessageSujet: Re: Le nirvana à portée de main   Le nirvana à portée de main EmptyVen 12 Juin - 11:40

salut, merci pour ce joli reportage et partage d'une ballade qui était donc au "TOP", j'ai fait aussi de belles virées avec cette symbiose entre la machine et le pilote, c'est du pur bonheur.. la seule chose qui fruste c'est que l'on en a profité tout seul... et c'est connu la liberté (car c'est un vrai moment de Liberté ce genre d'escapade) ne vaut que lorsque elle est partagée.. donc voilà tu nous en as transmis un souffle ;-)
Revenir en haut Aller en bas
Christian7

Membre Actif
Membre Actif
Christian7

MOTOS : Honda CB 500 X 2019
Messages : 49
Date d'inscription : 13/04/2018
Age : 61
Ville ou région : PAU

Le nirvana à portée de main Empty
MessageSujet: Re: Le nirvana à portée de main   Le nirvana à portée de main EmptyVen 12 Juin - 13:15

@willix a écrit:
salut, merci pour ce joli reportage et partage d'une ballade qui était donc au "TOP", j'ai fait aussi de belles virées avec cette symbiose entre la machine et le pilote, c'est du pur bonheur.. la seule chose qui fruste c'est que l'on en a profité tout seul... et c'est connu la liberté (car c'est un vrai moment de Liberté ce genre d'escapade) ne vaut que lorsque elle est partagée.. donc voilà tu nous en as transmis un souffle ;-)


J'ai parfois ce sentiment  d'un immense bonheur motocycliste au guidon. Ce fut donc le cas mercredi.

Je me souviens aussi d'un jour à part, il y a très longtemps, en 1990, au guidon de ma XLV 750,lors d'un parcours hivernal sous la pluie. Cette journée qui aurait dû s'avérer difficile fut au contraire idyllique. De longues années après, j'avais mis des mots sur ce moment magique:



"Elle faisait partie de ces journées qui minent le moral. Celles où la pluie semble être là depuis et pour toujours. Celles où la lumière reste allumée dans les maisons pour lutter contre une nuit qui ne dit pas son nom.
 

Celles où l’on hésite à quitter la douce chaleur de la couette , où l’on prolonge le petit déjeuner près du poêle à bois en écoutant le bruit des flaques d’eau soulevées par les pneus des voitures qui passent sous les fenêtres de l’appartement.

Pourtant, il savait que sa journée allait se dérouler à l’extérieur. Alors, plus lentement que d’habitude, il prépara ses affaires et s’habilla, méticuleusement, en enfilant les couches de vêtements.

En ouvrant la porte d’entrée du petit immeuble, il fut saisi par le froid teinté d’humidité. Il rejoignit à pied le garage, rasant les murs pour tenter de rester au sec.

Sa moto noire et rouge l’attendait sagement, posée sur sa béquille latérale. Il installa ses deux sacs sur le porte bagages pendant que le moteur chauffait dans le martèlement de son V-twin à 45 degrés.

Il enfila sa combinaison de pluie, ses gants de cuir et glissa ses mains dans les manchons.

Clonk ! Une pression sur le sélecteur et il accéléra doucement sur le sol glissant.

Il sortit rapidement de la ville et entama les 100 kms qui le séparaient de Riom. Une longue ligne droite, monotone que la pluie incessante rendait encore plus triste. Il essaya, avec peu de succès, de ne pas se focaliser sur ce temps pourri, cette visibilité réduite, avec le souvenir de la journée ensoleillée de la veille.

De temps en temps, le vent forcissait et l’obligeait à se crisper un peu sur le guidon ; à chaque fois, il pestait contre l’a....i qui commandait le climat, tout là haut.

Arrivé à Riom, il bifurqua vers l’ouest, direction Pontgibaud. La route se fit plus accueillante, à travers ses dénivelées et ses nombreux virages. Elle s’enfonça dans la forêt dénudée de ce mois de décembre.

Il aborda avec prudence les premières courbes, attentif aux changements d’adhérence, aux quelques feuilles mortes parsemant la route. Peu à peu, l’esprit trop occupé à son pilotage, il oublia la pluie et le froid.

Imperceptiblement, le rythme devint plus soutenu. Il enchaîna une succession de virages avec des trajectoires précises ; il avait l’impression qu’il pouvait placer ses pneus là où il l’avait décidé, au centimètre près.
Parfois, la pluie redoublait de violence, mais c’était comme s’il ne la voyait plus.
Il ne ressentait plus la morsure du froid.
Plus de crainte, de douleur ou de doute dans sa tête. Il n’y avait que cette route qui s’offrait à lui.

Parfois, une voiture le ralentissait ; une petite impulsion sur la poignée de gaz et l’obstacle était effacé. Au passage, il jetait un coup d’œil à l’habitacle de l’automobile et il plaignait les passagers qu’il apercevait derrière les vitres embués.

Il traversa un village. Les rares passants hâtaient le pas sur les trottoirs détrempés. A la sortie de l’agglomération, un enchaînement de virages s’offrait à lui.


Il prépara mentalement le virage à droite qui allait se présenter dans quelques instants. Il le connaissait pour avoir emprunté à plusieurs reprises cet itinéraire. Il voulait y arriver à la bonne vitesse, celle qui lui permettrait de l’aborder sans avoir à freiner, ni, accélérer, celle qui lui donnerait le tempo pour la succession de courbes plus ou moins prononcées qui allaient suivre dans cette montée bordée par la paroi rocheuse, sur sa droite.

Il pensa au calligraphe qui devant sa feuille vierge, reste un long moment, immobile, préparant son esprit, qui pose son pinceau et , avec des gestes précis, sans rupture dans le rythme, trace les lettres à l’encre.

Lui aussi, il se sentait dans la peau de celui qui dessine ; sa moto devenait son pinceau et il la guidait avec tout son corps pour tracer des courbes élégantes. Seule sa poignée de gaz était mise à contribution, il s’interdisait le levier de frein car il ne voulait pas rompre l’intensité de ce moment, par des changements de rythme qui lui auraient paru déplacés . Il ne pouvait s’empêcher de penser que le spectacle devait être beau, vu du bord de la route. Les nombreux arbres de la forêt corrézienne assistaient, imperturbables, au passage de ce motard solitaire en état d’euphorie.

Régulièrement, il regardait le sillon laissé par ses pneus sur le bitume détrempé.

Il poursuivit ainsi son chemin, avec la conscience de vivre un moment exceptionnel. Il ne voulait pas s’arrêter, de peur de rompre cet instant rare où il se sentait capable de tutoyer les sommets du bonheur. Tel le musicien jouant sa partition avec grâce, tel le coureur de fond dont les chaussures frôlent plus qu’elles ne touchent le revêtement.

A l’entrée de Tulle, la station d’essence le ramena à la réalité. Son réservoir était quasiment vide.
Il fit le plein et se réchauffa près de la caisse, avec un chocolat chaud dans son gobelet en plastique.

Encore 350 kms avant d’arriver chez lui. Il savait déjà qu’il n’était pas prêt de retrouver cet état de grâce rencontré deux heures durant sur cette portion de route.

Mais le froid, la pluie, la nuit proche ne pourraient effacer cette communion unique entre l’homme, sa machine et les éléments.

Le bonheur est parfois tout près, là où on ne l’attend pas, dans la grisaille d’une journée de décembre".
Revenir en haut Aller en bas
https://www.motards-en-voyage.com
 
Le nirvana à portée de main
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
TERRE et BITUME :: BALADES, VOYAGES, SORTIES... :: BALADES, VOYAGES , RANDOS TT, EN FRANCE :: SUD OUEST-

© phpBB | Contact | Signaler un abus